Écrire un roman en ligne, du premier chapitre au manuscrit relu

Écrire un roman tient sur trois choses : s'y remettre chaque jour, garder le fil du livre entier, et le montrer avant qu'il ne soit trop tard pour l'améliorer. Manuscrire est un atelier d'écriture en ligne construit autour de ces trois choses, et rien d'autre.

Un texte qui vit dans son navigateur

Vous ouvrez votre roman comme on ouvre un cahier : depuis n'importe quel appareil connecté, sans installation, sans envoi de fichier. Le texte s'enregistre au fil de la frappe, il est chiffré au repos, il ne sort pas de la France. Vous écrivez dans un éditeur simple, à la ligne, sans barres d'outils qui distraient : le gras, l'italique, les titres, une citation, une liste. C'est ce que Word offre en dix boutons et que vous n'utilisez jamais en écrivant. La mise en page arrive au téléchargement, elle n'appartient pas à l'écriture.

Le compteur de mots avance tome par tome et chapitre par chapitre. Il ne dit rien de la valeur d'une phrase, mais il vous dit que vous avez écrit mille mots aujourd'hui, ou aucun, et ça, aucun cahier de brouillon ne le fait.

Un livre entier tenu par sa bible

Un roman de quatre-vingt mille mots contredit son auteur au moins une fois par tome : un personnage a les yeux verts, puis bleus ; une scène se passe en hiver, puis on parle des roses de juin ; un secret est révélé au chapitre trois et deviné au sept. La cause n'est pas la mémoire, c'est le temps qui passe entre les séances d'écriture.

Manuscrire tient à côté du manuscrit ce qu'un auteur nomme sa bible : le pitch en cinq lignes, l'arc global, le canon (ce qui est verrouillé et ne se contredit pas), la chronologie, une fiche par personnage, une fiche par lieu, un glossaire pour les noms inventés. Chaque fiche a sa description ; on peut en ajouter, en réordonner, en effacer les fiches libres et vider les fiches semées par le gabarit. La bible se garde ouverte pendant qu'on écrit : c'est en écrivant la scène qu'on décide que Marc boite.

Ce qui rend la bible utile plutôt qu'inerte, c'est qu'elle est à côté du texte, pas dans un onglet à retrouver. Le Bureau de Manuscrire affiche à la fois l'arbre des chapitres, la page qu'on écrit et la fiche qu'on consulte, en trois colonnes réglables. On la corrige dans le même geste que le texte : le personnage vient de dire quelque chose que la fiche ne prévoyait pas, on met la fiche à jour, on retourne à la phrase suivante.

Le premier lecteur avant le premier éditeur

Écrire un roman seul jusqu'à la fin, puis chercher un éditeur, c'est attendre deux ans pour savoir que le début est trop long. Manuscrire pose la relecture au milieu du travail, pas après. Vous cochez les chapitres que vous jugez lisibles, vous publiez votre projet au catalogue, et d'autres membres du site peuvent demander à les lire. Vous acceptez ou non chaque demande, chapitre par chapitre.

Le lecteur ne voit que ce que vous avez ouvert. Il commente phrase par phrase, dans une catégorie choisie (cohérence, style, compréhension, orthographe, personnage, autre). Vous recevez chaque retour ancré sur sa phrase ; vous corrigez la phrase directement dans la Synthèse et les commentaires suivent la correction, ils ne se détachent pas. Vous répondez au lecteur d'un émoji ou d'un mot. C'est un dialogue court, sur un texte précis, plutôt qu'un avis global qui laisse tout à faire.

Chaque lecteur ne voit que ses propres commentaires, jamais ceux des autres. C'est la différence avec les plateformes où la marge se remplit d'un chœur qui s'influence. Ici, vous récoltez six lectures indépendantes d'un même chapitre, et c'est vous qui les recoupez.

Prendre le manuscrit avec soi

À tout moment, vous téléchargez votre livre au format EPUB pour la liseuse, en PDF pour l'impression, en DOCX pour l'envoi à un éditeur, ou en texte brut pour l'archivage. La version DOCX conserve le gras, l'italique, les titres et les citations : vous joignez le fichier à un courrier sans le retoucher. Aucun de ces fichiers ne circule sur le web : ils sont fabriqués à la demande, servis par un lien à durée limitée, et supprimés ensuite.

Ce qu'il faut pour commencer

Un compte, une adresse e-mail confirmée, une idée. Le compte est gratuit : les fonctions d'écriture, la bible, la relecture et les téléchargements ne sont pas payantes. Un abonnement à venir couvrira les analyses par ordinateur du texte (orthographe, cohérence, style) et la génération de couvertures. Rien de tout cela ne vous est demandé pour écrire, ni pour être lu.

Créer un compte - Parcourir le catalogue - Voir les questions fréquentes