Écrire un roman en ligne, du premier chapitre au manuscrit lu

Pour écrire un roman, il faut s'y remettre chaque jour, garder le fil du livre entier, et le montrer avant qu'il ne soit trop tard pour l'améliorer. Manuscrire est un atelier d'écriture en ligne construit autour de ces besoins.

Un texte qui vit dans son navigateur

Vous ouvrez votre roman comme un cahier, depuis n'importe quel appareil connecté, sans installation ni envoi de fichier. Le texte s'enregistre au fil de la frappe, il est chiffré au repos et il reste en France. L'éditeur est simple, sans barres d'outils qui distraient : le gras, l'italique, les titres, une citation, une liste. Word offre dix boutons de plus, dont on ne se sert pas en écrivant. La mise en page arrive au téléchargement.

Le compteur de mots avance tome par tome et chapitre par chapitre. Il ne dit rien de la valeur d'une phrase, mais il vous dit que vous avez écrit mille mots aujourd'hui, ou aucun, ce que ne fait pas un cahier de brouillon.

Un livre entier tenu par ses documents

Un roman de quatre-vingt mille mots contredit son auteur au moins une fois par tome : un personnage a les yeux verts, puis bleus ; une scène se passe en hiver, puis on parle des roses de juin ; un secret est révélé au chapitre trois et deviné au sept. Le temps qui passe entre deux séances d'écriture en est la cause, bien plus que la mémoire.

Manuscrire tient à côté du manuscrit ses documents, ce qu'un auteur nomme souvent sa bible : le pitch en cinq lignes, l'arc global, le canon (les faits verrouillés), la chronologie, une fiche par personnage, une fiche par lieu, un glossaire pour les noms inventés. Chaque fiche a sa description ; on peut en ajouter, les réordonner, effacer les fiches libres et vider celles du gabarit.

Le Bureau affiche ensemble l'arbre des chapitres, la page en cours et la fiche ouverte, sur trois colonnes réglables. Quand un personnage dit quelque chose que sa fiche ne prévoyait pas, vous mettez la fiche à jour et revenez à la phrase suivante, sans changer d'écran.

Le premier lecteur avant le premier éditeur

Écrire un roman seul jusqu'au bout, puis chercher un éditeur, revient à attendre deux ans pour apprendre que le début est trop long. Manuscrire place la lecture au milieu du travail. Vous ouvrez à la lecture les chapitres que vous jugez prêts, vous publiez votre projet au catalogue, et d'autres membres peuvent demander à les lire. Vous acceptez ou non chaque demande, chapitre par chapitre.

Le lecteur ne voit que ce que vous avez ouvert. Il commente par phrase, dans une catégorie choisie (cohérence, style, compréhension, orthographe, personnage, autre). Chaque retour vous arrive ancré sur sa phrase ; vous corrigez la phrase directement dans la Synthèse, et les commentaires restent attachés à la version corrigée. Vous répondez au lecteur d'un émoji ou d'un mot : l'échange porte sur un passage précis.

Chaque lecteur ne voit que ses propres commentaires, jamais ceux des autres. Sur bien des plateformes, la marge se remplit d'avis qui s'influencent ; ici, vous recevez six lectures indépendantes d'un même chapitre, et c'est vous qui les recoupez.

Prendre le manuscrit avec soi

À tout moment, vous téléchargez votre livre en EPUB pour la liseuse, en PDF pour l'impression, en DOCX pour l'envoi à un éditeur, ou en texte brut pour l'archivage. Le DOCX conserve le gras, l'italique, les titres et les citations : vous le joignez à un courrier sans le retoucher. Ces fichiers ne circulent pas sur le web : fabriqués à la demande, ils sont servis par un lien à durée limitée puis supprimés.

Pour commencer

Un compte, une adresse e-mail confirmée, une idée. Le compte est gratuit : l'écriture, les documents, la lecture et les téléchargements ne sont pas payants. Un abonnement à venir couvrira les analyses du texte par ordinateur (orthographe, cohérence, style) et la génération de couvertures. Aucune de ces options n'est demandée pour écrire ou être lu.

Créer un compte · Parcourir le catalogue · Voir les questions fréquentes